Mot-clé: SOCIALISME DE ANDRE GORZ A L'ECOSOCIALISME Auteur : Michel Peyret - Source : Alter Info
Du 3 au 16 juillet j’ai eu le privilège de visiter quelques villes et réalités de la Chine, dans le cadre d’une délégation invitée par le Parti communiste chinois, délégation dont faisaient partie aussi des représentants de partis communistes du Portugal, de Grèce et de France et de la Linke allemande ; pour l’Italie, outre le soussigné, ont participé au voyage Vladimiro Giacchè et Francesco Maringiò. 1. La première chose qui frappe au cours de la rencontre avec les représentants du Parti communiste chinois et avec les dirigeants des usines, écoles et quartiers visités, est l’accent autocritique, disons même la passion autocritique dont font preuve nos interlocuteurs. Sur ce point, la rupture est nette avec la tradition du socialisme réel. Les communistes chinois n’ont de cesse de souligner que le chemin à parcourir est long, et nombreux et gigantesques sont les problèmes à résoudre et les défis à affronter, et qu’en tous cas leur pays fait encore partie du Tiers Monde. En vérité, au cours de notre voyage, le Tiers Monde nous ne l’avons pas rencontré. Certes pas à Pékin, qui fascine avec son aéroport ultramoderne et reluisant, et moins encore à Qingdao, où se sont déroulées les joutes des Olympiades 2008 et qui fait penser à une ville occidentale d’une beauté et élégance particulières et d’un niveau de vie élevé. Le ...
Capitalisme productiviste : le travail et la consommation, l'émancipation et le socialisme. Marx comme Arendt ont sévèrement critiqué le travail. Marx critique férocement le travail aliéné celui pris dans les rapports capital-travail et Arendt approuve Marx mais sa critique va aussi contre la survalorisation du travail (et ce faisant elle va contre l’église et le mouvement ouvrier d’alors) mais elle n’annonce pas la fin du travail. Sur ce point particulier, certains décroissants soulignent qu’aujourd’hui la fin du travail est non souhaitable pour une autre raison : cela risque de déboucher sur la seule liberté de consommer (du moins si le pouvoir d’achat occidental est maintenu). Annie Coll (2) écrit "Si le travail est incontournable, l’humanité doit veiller à produire plutôt de la permanence que de l’abondance". Voilà qui va à contresens de la production à obsolescence programmée qui caractérise le capitalisme. "Pris par le tourbillon de la dévoration des marchandises, nous oublions de construire un monde stable ou la valeur d’usage l’emporte sur la valeur d’échange.dit-elle encore (p54). Voilà un changement de perspective qui partant de la sphère de la consommation débouche sur le type de production nécessaire et qui ce faisant annonce tout simplement le socialisme, (bien que le terme ne figure pas dans son ouvrage). Après une critique du productivisme (première partie) en lien avec le travaillisme on passera à une...
Les luttes de libération des minorités nationales. De quelques observations pour un débat à l’issue du FSE d’Istanbul sur la guerre, les droits humains, le fondamentalisme religieux, le socialisme. Halklar kardestir - Amitié entre les peuples Il importe de distinguer les minorités nationales, des minorités régionales ou linguistiques ou religieuses (1) car les revendications sont différentes. Mais les revendications issues d’un même groupe minoritaire sur un territoire donné peuvent être non homogènes et même très différentes notamment pour les peuples sans Etat (à eux). Certains peuvent finir par accepter de s’intégrer à la société dominante et à son Etat pour peu que soient reconnus et protégés certains droits culturels dont la langue est souvent la principale exigence avec le localisme économique et administratif. D’autres ne cèdent en rien sur leurs exigences qui portent soit autonomie dans un cadre fédéral soit indépendance nationale. S’agissant de l’option basse d’intégration moyennant reconnaissance de la diversité culturelle, il faut remarquer qu’en France si les "sections de peuple" ne sont pas constitutionnellement reconnues la reconnaissance de certains droits culturels reste possible, notamment le droit d’apprendre et de parler une langue régionale ou d’outre-mer. Ces droits sont cependant circonscrits à ce jour (2), la lutte de nation dominante contre le communautarisme étant forte en France. S’agissant de l’option haute de luttes de libération national...
Il y a 20 ans en Algérie, la montée en puissance du FIS et de la violence d’Etat ; (J’ai fait un séjour en aout 1990 dans une Algérie en transition. Retour en arrière. CD ) La démocratie en Algérie 1990 (TV Canada)1/2 YouTube http://www.youtube.com/watch ?v=oC8yX87j4f0&feature=related La suite de l’octobre 1988 en Algérie se traduit par la montée en puissance de l’islam radical. En effet, deux ans plus tard, en 1990, le FIS - Front islamique de salut - remporte un premier succès aux élections locales qu’il confirme l’année suivante en 1991, aux élections législatives. 1) Octobre 1988 : Emeutes populaires contre la "Perestroïka à l’Algérienne" de Chadli Bendjedid Algerie : autopsie d’une tragedie 1988-2000 http://www.youtube.com/watch ?v=xNPnXpZfz3o La "Perestroïka à l’Algérienne" (1) de Chadli Bendjedid, président d’une République militaro-socialiste depuis 1979, débouche en octobre 1988 sur les émeutes de la jeunesse et sur une féroce répression. Les tortures étaient assurées par la sécurité militaire proche de Chadli qui ne partira que sur démission suite au coup d’ Etat de 1992. Le processus de démocratisation s’est transformé en répression prolongée. Les émeutes de la jeunesse et du peuple-classe algérien sont dues au volet économico-social de cette perestroïka et pour l’approfondissement du volet politique en termes de libertés publiques, civiles et sociales nouvelles. Elles contestaient les sévères politiques d’austérité et aux inégalité...
Gauche unitaire bretonne : Eléments pour un débat sur le socialisme. Introduction à débat lors d'une réunion régionale portant sur la prochaine assemblée nationale de la Gauche unitaire. Lorient le 5 juin 2010. http://amitie-entre-les-peuples.org/spip.php?article1104
Faite au pied levé (*), cette introduction ne pose que des pistes pour le débat du jour et plus largement pour la GU et le Front de Gauche. I - ELEMENTS DE BASE SUR LE SOCIALISME Il y a plusieurs façons de concevoir le socialisme car tous ne mettent pas en avant les mêmes critères distinctifs. On pourrait parler de façon ouverte au sein du Front de Gauche de socialismes au pluriel. Voyons néanmoins quelques traits importants d’une matrice socialiste. 1 - Le socialisme fait prévaloir la valeur d’usage contre la valeur d’échange comme mode de développement alternatif. A ce premier point s’en ajoutent d’autres pour certains ; notamment celles et ceux ceux qui défendent l’éco-socialisme. 2 - Le socialisme est une société qui n’est plus de façon dominante fondée sur l’appropriation privée des moyens de production et d’échange. La propriété privée n’a pas disparue ni les rapports sociaux capitalistes qui vont avec mais ceux-ci ne sont plus dominants. Le principe est à compléter mais il fait bien parti des "fondamentaux" du socialisme qui sont à débattre. 3 - Classiquement le socialisme est la société de transition vers le communisme. Avec le socialisme les classes dominées devienne...
Un nain a beau se tenir sur une montagne, il n’en est pas plus grand pour cela. »
Avez-vous remarqué qu’on ne trouve plus guère de nouveaux intellectuels français ? À la fin des années 70 et au début des années 80, c’était plutôt le trop-plein : Derrida, Foucault, Baudrillard, Kristeva, Lyotard, de Certeau... Mais, depuis, à peu près plus rien. Du coup les universitaires tendance et les intellectuels dernier cri se sont vus contraints de recycler indéfiniment les théories d’il y a 20 ou 30 ans, ou bien d’aller chercher de la métathéorie mirobolante dans des pays comme l’Italie ou même la Slovénie.
Les "coincés", les sexo-rigides masculins et féminins, catholiques ou juifs ou musulmans, font le substrat des dictatures. Il ne s'agit que d'une femme de neige. Même un gamin de 5 ans ni verrait pas de mal ! Une telle pudibonderie généralisée sous couvert de pureté annonce un régime d'autoritaire d'ordre moral. Ou le néolibéralisme s'accomode des dictatures et préfère gouvernance autoritaire à la démocratie citoyenne. exemple : Isabelle Adjani fait de la jupe un symbole anti-burqa Christian Delarue ...
En 1982, le spectre des nationalisations socialistes 24 oct 2008 http://amitie-entre-les-peuples.org/spip.php?article455 * La dynamique de 1946 menait vers le socialisme. Elle a rapidement été freinée. Mais elle a gardée longtemps son contenu social à défaut de socialiste. Ainsi, le préambule de la Constitution de 1946, repris dans celle de 1958, prévoit explicitement la nationalisation : "Tout bien, toute entreprise dont l’exploitation a ou acquiert les caractères d’un service public national ou d’un monopole de fait doit devenir la propriété de la collectivité." Ce n’est qu’en 1982, que le Conseil constitutionnel (Conseil ou CC dorénavant) met le frein juridique. En décembre 1981 (le 18) le texte de loi sur les nationalisations est adopté . Immédiatement, le Conseil est saisi par la droite, le 18 décembre par M Charles Pasqua et d’autres sénateurs et le 19 décembre par M Claude Labbé et d’autres députés. 1 - La droite invoque alors l’article 2 de la Constitution : La République est sociale... mais pas socialiste ! Si on nationalise trop d’entreprises privées on change de type de société. Valérie Giscard d’Estaing a tenu plus tard des propos similaires qui concernait le niveau maximal de l’imposition à ne pas franchir sous peine de passer au au socialisme ! Une hantise ! Le Conseil n’a pas répondu directement sur la question du nombre des nationalisations. Il a rappeler que la "liberté d’entreprendre" était consacrée et que donc le socialisme ne pouvait être instau...
Herbert Marcuse, les besoins et le socialisme OU Herbert Marcuse contre la société unidimentionnelle et pour le socialisme sur http://amitie-entre-les-peuples.org/spip.php?article1169 Reprise le 14 juillet 2010 de "Herbert Marcuse, le "faux intérêt général" et le socialisme" sur Le Post Les propos qui suivent sont tirés de L’homme unidimensionnel (1) d’Herbert Marcuse (2). Ils diffèrent d’une certaine lecture présentant l’auteur en critique "du négatif" agissant simplement du côté de la consommation, des médias, notamment celle lu sur wikipédia à propos de cet ouvrage. La lecture de L’homme unidimensionnel permet certes la critique du formatage de masse des individus autour d’un imaginaire capitaliste entretenu et reproduit par les entreprise de publicité, de marketing, etc. Cela n’est pas rien. Hannah Arendt et son ouvrage Condition de l’homme moderne ou Castoriadis peuvent venir compléter la démonstration. Marcuse, Arendt et Castoriadis sont en effets les principaux intellectuels appuyant la critique antiproductiviste du XXI ème siècle. Mais ces auteurs ont peu défendu l’idée d’un nécessaire écosocialisme. Annie Coll (3) a démontré qu’Arendt suivait Marx pour un "très possible communiste". Castoriadis a plus longuement défendu la nécessité du socialisme contre la barbarie. Quid de Marcuse ? S’agissant de Marcuse, on observera que son questionnement sur l’individualité aliénée et l’existence inauthentique ne part pas des rapports sociaux qui pourtant déterminent un...
[Les liens sont en chinois ou en anglais] Dans sa postface de l'édition 2006 de son essai The End of History and the Last Man (La Fin de l'histoire et le dernier homme), Francis Fukuyama décrit le scénario possible du monde politique futur : la victoire d'une dictature capitaliste sur des états démocratiques à économie libérale. Ce n'est pas du tout ce qu'il souhaitait dans son essai, mais il semble que nous allions dans cette direction. Une série d'événements semblent troubler l'occident : la cyber-attaque de la Chine contre le réseau internet occidental, les controverses sur Google, la répression contre les défendeurs des droits de l'Homme, l'exécution d'un citoyen britannique, son rôle peu coopératif lors des pourparlers sur le changement climatique sans oublier sa position sur le programme nucléaire de l'Iran. Et la liste peut s'allonger. Les experts font remarquer que les menaces d'une Chine de plus en plus sûre d'elle-même vont en augmentant. Cependant, avant d'aller plus loin dans cette critique de l'attitude de la Chine, regardons plutôt les choses sous un autre angle : la réaction de l'Occident devant les réformes économiques et l'ouverture de la Chine. C'est cette réaction qui alimente la confiance de la Chine en elle-même. L'intellectuel chinois Zhu Xueqin (朱学勤), sur le site web de la radio britannique BBC, ainsi que le blogueur Lu Di (芦笛) sur B...
Le socialisme comme démocratie et démarchandisation du monde.
Les résistances à l’Administration-entreprise et son alternative socialiste. Christian DELARUE Identité nationale sous tension et service public. Le statut des fonctionnaires et de la fonction publique ne cesse de subir des modifications depuis trente ans. Il subit les effets des mutations économiques et politiques qui affectent la société depuis le début des années 1980. Mais loin d’un matérialisme mécanique il faut voir que les mutations idéologiques préparent et accompagnent les transformations économiques et sociales. Autrement dit elles ne font pas que dissimuler des transformations en cours, elles les favorisent. Dans ce cadre là le droit a une fonction essentielle. Il est à la fois l’ instrument pratique d’une nouvelle régulation et l’idéologie juridique adaptée à cette nouvelle régulation. L’essentiel de cette mutation jadis observée par Michel Foucault tient au fait que la société contemporaine est beaucoup plus régulée par la norme que par la loi. Il y a évidemment toujours des lois pour recomposer globalement les dispositifs de contrainte, les représentations et l’organisation des rapports sociaux dans la société civile et dans ses liens à l’Etat. Mais l’essentiel n’est pas là . Michel Miaille suivant plus Foucault que Weber et sa théorie de la domination rationnelle-légale indique que la société moderne fonctionne à la discipline et non...
S’adressant aux délégués de la Rencontre Internationale des Partis de Gauche qui s’est tenue à Caracas du 19 au 21 novembre (2009), le président vénézuélien Hugo Chavez a déclaré : « il est temps de constituer la 5ème Internationale. » Face à la crise capitaliste et la menace d’une guerre qui représente un danger pour l’avenir de l’humanité, « les peuples réclament » une unité plus forte des partis de gauche et révolutionnaires qui sont prêts à lutter pour le socialisme, a-t-il dit. A l’instar de son appel de 2005 pour la construction « d’un socialisme du 21ème siècle » et son appel de 2006 pour la création au Venezuela d’un nouveau parti de masse révolutionnaire – le Parti Socialiste Unifié du Venezuela – l’appel de Chavez à l’unité de la gauche et pour une nouvelle internationale est un événement historique. Il s’appuie sur l’expérience des quatre précédentes « internationales », la première créée par Karl Marx en 1864, qui s’est effondré. La Deuxième Internationale fut créée en 1889, mais s’est disloquée lorsque les partis membres se sont rangés aux côtés de leurs gouvernements respectifs lors du bain de sang de la première Guerre Mondiale. La Troisième Internationale fut fondée au lendemain de la Révolution Russe. Mais, selon Chavez, elle a « dégénéré » sous le Stalinisme et a « trahi » les luttes pour le socialisme à travers le monde. Leon Trotsky a fondé la Quatrième Internationale en 1938. Mais Trosky est mort en 1940 (« fut ...
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