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Clément Onimus n’en revient toujours pas d’être ce matin sur le banc des accusés de la 24e chambre du tribunal de grande instance de Paris. Cet enseignant à la Sorbonne et doctorant en histoire, qui n’avait jamais eu de démêlés avec la police auparavant, se retrouve aujourd’hui accusé par un policier de « coups et blessures volontaires ayant entraîné une incapacité totale de travail de moins de huit jours ». Concrètement, il aurait lancé une bouteille de vin contre le bouclier d’un CRS lors d’une manifestation le 26 mars. Un acte qu’il nie fermement depuis le début. « Lui, on le garde » « Ils bloquaient l’entrée, nous explique-t-il. Une centaine d’étudiants et de profs étaient rassemblés devant les policiers. L’ambiance était calme et bon enfant, jusqu’à ce que les CRS nous repoussent jusqu’à la place de la Sorbonne. J’ai aperçu des œufs et des bouteilles voler vers eux. Sur le coup, je n’y ai pas prêté attention. Peu après, je me suis rendu compte que les gendarmes nous avaient encerclés. L’un d’eux a expliqué par mégaphone qu’ils allaient contrôler toutes les identités. Tollé général. Je me suis tout de même dirigé vers un gendarme. Là, pendant qu’il me contrôlait, un CRS m’a tiré par le bras en disant : “Lui, on le garde.” Sur le coup, j’ai pensé qu’il s’agissait d’une interpellation anodine… » Plongé dans la « souricière » Des cachots sinistres et insalubres. « J’y ai passé une vingtaine d’heures, dans une cellule avec deux autres personnes. Pour tout lit, une planche en bois, sans matelas, sans couverture. Les toilettes ? Un trou dans la même pièce, sans chasse d’eau, sans papier. » Deux jours après son arrestation, c’est un Clément hagard, résigné, qui arrive devant le procureur. « Ses premiers mots ont été de me faire la morale et de me dire qu’il y avait encore un Etat de droit en France. Un Etat de droit ? Cela m’a fait rire jaune… » Elle finit par le convoquer le 27 mai (NDLR : aujourd’hui) et le libère. « J’espère la relaxe » J’espère que cela suffira à obtenir la relaxe », nous confie-t-il. Il sort de cette affaire très amer et fatigué. « J’ai demandé qu’il n’y ait pas d’inscription dans mon casier judiciaire. Ce serait une catastrophe pour moi, je serais interdit d’enseigner. Et trouver un autre métier après dix ans d’études en histoire n’est pas évident… » Ironie de l’histoire, le CRS qui a reçu la bouteille de vin sur son bouclier ne l’aurait même pas senti ni remarqué. Il n’a pas été blessé. C’est un de ses collègues qui a porté plainte pour lui. sources : Alexandra Gonzalez, www.francesoir.frSource: 7H10
Réactions 9 éléments trouvés Page 1![]() graffitix le 27/05/2009 18H21 Ils sont de plus en plus sensibles les poulets De là vient l'expression "avoir la chair de poule". graffitix le 27/05/2009 18H40
(*) Il parle comme un bon fils de pub, nourri au verbiage faisandé des pubeux. (**) S'il le croit vraiment, il y a comme un léger malentendu... à suivre...On l'aurait peut-être mal renseigné ? (***) La pique s'adresse à MAM, qui semblait critiquer ses résultats en évoquant La Courneuve, "supermarché de la drogue". Comme quoi, c'est l'union sacrée, l'amour fou, au gouvernement En fait l'insécurité c'est un sujet créé de toutes pièces et monté en épingle par TF1 pour les besoins de l'UMP. En 2002 ils avaient déjà fait le coup. graffitix le 27/05/2009 18H59 Tout à fait. La gauche, toute effarouchée devant la prétendue menace représentée par le pen (qui n'avait aucune chance), se mit à appeler à voter chirac, qui couvait déjà le sarko (le vrai danger). Je soupçonne Chirac d'avoir été manipulé par une sombre histoire concernant la relation qu'eut sa fille Claude avec le nabot. Qu'ils prennent garde de ne pas suivre le chemin de leurs ancêtres les ornithodinosaures, autrement plus balèzes. graffitix le 27/05/2009 18H41
samtelam (vigie gazier) le 28/05/2009 05H50 une paire de gifs, tiens!!
Ni exploiteurs, ni exploités, consom'acteurs et associés!! Manque plus que le son "cot cot cot codeeeeec" et gare au "couic" 9 éléments trouvés Retour haut de page Page 1![]() |
