A propos du «No Sarkozy Day»... Auteur : Hermès - Source : Le nouvel Hermès Bref on s’ennuya et même les caleçonnades du Président ne nous émurent point. Là où l’on nous promettait Bonaparte, ou pour le moins Napoléon III, nous eûmes Mac Mahon ou Boulanger.Nous patinâmes dans un triste Labiche, dans un XIXe siècle ranci où le chœur médiatique nous servit un jour une affaire Dreyfus pour venir à la rescousse de Kouchner accusé à d’affairisme, le lendemain une nouvelle louche de morale pour couvrir telle affaire qui ne l’était point … On s’ennuyait tant que chacun n’attendait plus que la pièce se terminât. Ce ne fut pas tant le désir dans la mise en scène qui manqua que l’imaginaire : Cet espoir - fût-il une illusion - qui entraîne les foules, avec de grands rôles, des Badinter, des Joxe, des Mitterrand… Certains ne les aimaient peut-être pas mais ils étaient investis d’une foi qui leur conférait cette crédibilité dont nos politiciens sont aujourd’hui privés. Car tout se noie désormais dans la "nébuleuse sarkoziste" où tout est dans tout et le reste nulle part. Cette nébuleuse qui absorbe la gauche, l’extrême droite et l’écologie dans un corps informe et improbable. Où tout n’est que calculs, compromissions, effets d’annonces, déconstruction de tout ce que des générations de politiques avaient créé pour donner sens à la cohésion d’une nation. On attisa donc les différences, on raviva les antagonismes en nous faisant croire qu’on nous restituait ainsi notre « identité » ! L’imaginaire : Il ne s’invente pas. Ce n’est que le désir qu’un peuple incarne et qui cherche son avenir dans le pouvoir qu’il s’est choisi.Pour beaucoup, le sarkozisme restera le nom d’une trahison. Pour d’autres, la réalité de qu’ils dénonçaient déjà. Pour tous, une girouette folle dont l’agitation n’aura mené le pays qu’à la division. Rien de ce qui avait été promis n’aura été tenu : atonie économique, augmentation du chômage, crise sociale, effondrement du culturel… Quel bilan ! Alors un tel réquisitoire suffirait sans doute à justifier ce « No Sarkozy Day » que prônent certains de mes amis blogueurs. Pourtant je ne m’y associe pas et mets en garde contre ses effets pervers : Sarkozy n’est que le centre visible de cette nébuleuse. Son vrai noyau, nous le connaissons : les barons du Cac 40, le gang du Fouquet’s, les bouffons des médias et de la culture, les Minc, les BHL, les Duhamel, les Chabot… Un « No Sarkozy Day » masquerait cette réalité. Il donnerait aussi au pouvoir cet argument que ceux qui s’opposent à lui méprisent les voix de la Démocratie. Or c’est ce qu’il attend. Et quel bilan faut-il tirer de cette journée anti-Berlusconi à Rome si ce n’est le nombre de manifestants qu’elle attira? Mais si cette initiative prenait corps, si elle entrait dans un projet tel que l’appel à une nouvelle constituante, à une nouvelle République, si elle trouvait des relais dans des appareils politiques ou du moins certains de leurs représentants, alors là seulement elle trouverait sa justification. Que ceux qui sont les instigateurs de ce « No Sarkozy Day » y travaillent et parviennent à lui donner un avenir et un imaginaire. Le pire serait qu’elle ne soit qu’une autre Techno Parade ou une anti Sarkozy Pride comme son titre le laisserait suggérer. C’est en Mars ? Tellement peu de temps… Auteur : Hermès - Source : Le nouvel Hermès
Réactions 3 éléments trouvés Page 1![]() graffitix le 06/02/2010 13H28
(copie de ma réponse sur le blog d'Hermès) graffitix le 06/02/2010 17H59 Ce sur quoi nous serions d'accord, n'implique aucunement qu'on soit d'accord sur l'essentiel : ce qui devrait être fait ou pas. Entre les deux, les franssais ont choisi l'UMP pour combler le gouffre. La programmation est à refaire. 3 éléments trouvés Retour haut de page Page 1![]() |